Russell Hobbs : la marque britannique qui a inventé la bouilloire automatique
Fondée en 1952 à Croydon par Bill Russell et Peter Hobbs, l'entreprise doit sa notoriété historique à la bouilloire électrique plutôt qu'au blender : son modèle K1, lancé en 1955, est la première bouilloire électrique automatique du marché, suivie par la K2 qui restera en production plus de 30 ans. Après être passée entre plusieurs mains au fil des décennies, la marque appartient depuis 2010 au groupe américain Spectrum Brands, qui possède aussi Remington. Aujourd'hui basée à Failsworth, dans le nord-ouest de l'Angleterre, Russell Hobbs propose une gamme large de petit électroménager, du grille-pain à la friteuse en passant par le blender.
Russell Hobbs Desire : fiche technique complète
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Puissance | 650W (850W en puissance de pointe) |
| Bol | Verre, 1,5L |
| Vitesses | 2 vitesses + fonction pulse |
| Lames | Inox, 4 pointes |
| Couvercle | Sans BPA, compatible lave-vaisselle avec le bol |
| Coloris | Plusieurs disponibles, dont un coloris rouge contrasté de noir |
| Prix constaté | Entrée de gamme, parmi les plus bas de ce comparatif (relevé juillet 2026) |
Ce que 650W (850W en pointe) permet vraiment
La distinction entre puissance nominale (650W) et puissance de pointe (850W) mérite d'être clarifiée : la puissance de pointe correspond à un pic ponctuel atteint sur de courtes durées, pas à un fonctionnement continu. Concrètement, le Desire couvre sans difficulté les smoothies aux fruits frais, les sauces et les pâtes à crêpe, mais reste plus juste sur de la glace pilée en grande quantité ou des fruits surgelés très fermes utilisés quotidiennement, un usage pour lequel les modèles à 1000-1200W de ce comparatif (Bosch, Krups, Domo) offrent une marge plus confortable. Le repère pratique est simple : à 650W nominaux, mieux vaut casser les glaçons en deux avant de les verser dans le bol, là où un blender à glace pilée avale un bac entier sans changer de régime.
Le design comme argument : la gamme Desire face au reste du marché
Le nom « Desire » n'est pas anodin : Russell Hobbs positionne cette gamme sur l'aspect esthétique autant que sur la fiche technique, avec des coloris plus affirmés que la moyenne des blenders d'entrée de gamme, souvent limités au blanc ou au noir. C'est un positionnement proche de celui de KitchenAid sur son segment de prix, mais à un budget sans commune mesure : moins de 50€ contre plus de 280€ chez KitchenAid. L'écart ne se joue évidemment pas que sur le style : le blender KitchenAid se paie sur la construction du socle et la réserve de puissance, deux promesses que 650W nominaux ne permettent pas de tenir.
Les limites du Russell Hobbs Desire
- La puissance nominale de 650W reste modeste face aux modèles à 1000W et plus de ce comparatif, en particulier pour de la glace pilée fréquente.
- Seulement 2 vitesses + pulse, une offre simple qui manque de nuance face à des concurrents à 4-5 vitesses variables.
- Pas de programme automatique ni de garantie moteur étendue documentée, contrairement à Bosch ou Magimix sur ce comparatif.
- La gamme Aura de la marque (hachoir + blender combinés) existe mais reste moins documentée que le Desire sur le marché français.
Cas d'usage concrets
Le Desire couvre confortablement les usages basiques et hebdomadaires : smoothie, milkshake, sauce, pâte à crêpe ou à gaufre, soupe froide pour 2 à 3 personnes. Pour un usage plus intensif (glace pilée fréquente, fruits surgelés très fermes, usage quotidien pour une famille nombreuse), la puissance de 650W (850W en pointe) montre plus vite ses limites que les modèles à 1000W et plus de ce comparatif. Sur le milkshake, le Desire s'en tire bien tant que la glace a passé quelques minutes hors du congélateur et reste tendre ; c'est la texture très épaisse, celle qui se mange à la cuillère, qui réclame un moteur d'un cran au-dessus — la vraie ligne de partage avec un blender à milkshake.
Entretien
Le bol en verre et son couvercle sans BPA passent au lave-vaisselle, un vrai gain de temps par rapport à un lavage manuel systématique. Comme pour tout bol en verre, il ne se raye pas et ne retient pas les odeurs des préparations précédentes dans la durée, contrairement à certains bols plastique d'entrée de gamme. Ce choix a une contrepartie qu'on oublie souvent au moment de l'achat : le bol en verre de 1,5L pèse nettement plus lourd qu'un bol plastique de même contenance, ce qui stabilise l'appareil pendant le mixage mais le rend moins agréable à descendre d'un placard haut.
Sécurité d'usage
- Contrôlez que le bol du Desire est bien verrouillé sur son socle avant d'actionner la première vitesse.
- Le Desire ne doit jamais tourner sans liquide ni ingrédient dans le bol, sous peine de solliciter le moteur à vide.
- Manipulez les lames inox à 4 pointes avec précaution lors du nettoyage manuel.
- Évitez de solliciter la puissance de pointe (850W) en continu sur de longues sessions, cette valeur correspondant à un pic ponctuel plutôt qu'à un régime permanent.
Pour qui ce blender est fait
Le Russell Hobbs Desire convient à qui cherche un vrai bol en verre à petit prix, avec un coloris qui sort un peu de l'ordinaire, pour un usage domestique basique. Si votre usage est plus intensif ou régulier, d'autres marques de ce comparatif comme Bosch ou Tefal offrent davantage de puissance pour un budget encore raisonnable.
Russell Hobbs face aux autres marques de ce comparatif
Face au Tefal Blendforce (800W, bol verre 1,75L, 55-70€), le Desire coûte moins cher mais avec une puissance et une capacité de bol inférieures. Face au Proline PTB600 (600W, bol plastique, 20-25 €), le Desire coûte plus cher mais avec un vrai bol en verre, un argument qui pèse dans la durée face à un bol plastique qui peut se rayer ou se colorer. La comparaison la plus serrée vient en réalité du Silvercrest de Lidl, lui aussi doté d'un bol en verre pour une puissance proche : la différence se joue alors sur la disponibilité, le Desire restant au catalogue toute l'année quand le modèle Lidl ne revient que par vagues.
Verdict
Le Russell Hobbs Desire reste un choix honnête pour un usage domestique basique à petit budget, avec un vrai bol en verre et un design plus travaillé que la moyenne de l'entrée de gamme. Pour un usage plus soutenu, la puissance de 650W (850W en pointe) montre vite ses limites : comparez avec l'ensemble du marché sur notre comparatif complet des blenders avant de vous décider.
La gamme Aura : un combiné hachoir et blender, moins documenté en France
Russell Hobbs propose aussi, sur d'autres marchés, une gamme Aura qui combine un hachoir et un blender sur le même socle-moteur. Cette approche « 2 en 1 » permet de mutualiser un seul moteur entre deux usages (mixer et hacher), un principe qu'on retrouve aussi chez d'autres marques généralistes de ce comparatif. Sa disponibilité et son prix sur le marché français restent toutefois moins documentés que ceux du Desire, qui reste le modèle de référence de la marque pour le blender classique en France. Ce principe de socle-moteur partagé entre plusieurs bols est exactement celui du blender multifonction : on gagne de la place et un seul appareil à ranger, mais la moindre panne du bloc moteur immobilise toutes les fonctions d'un coup.
D'autres marques du même groupe Spectrum Brands
Spectrum Brands, qui possède Russell Hobbs depuis 2010, détient aussi Remington, plus connue pour les appareils de soin capillaire et de rasage que pour le petit électroménager de cuisine. Contrairement à des groupes comme SEB (Tefal, Krups, Moulinex) ou De'Longhi (Kenwood, Ariete, Braun), qui concentrent plusieurs marques de petit électroménager de cuisine sous un même toit, Spectrum Brands garde une activité plus diversifiée entre soin personnel et électroménager, ce qui explique une gamme de blenders plus resserrée chez Russell Hobbs que chez certains concurrents de ce comparatif. Chez De'Longhi, à l'inverse, Ariete occupe précisément le créneau du design coloré que le Desire vise chez Russell Hobbs : le pari de l'esthétique en entrée de gamme n'a donc rien d'une exclusivité britannique.
Erreurs fréquentes à l'achat d'un Russell Hobbs Desire
- Confondre puissance nominale et puissance de pointe : les 850W annoncés ne reflètent pas un régime continu, gardez cela en tête en comparant avec d'autres marques qui n'annoncent qu'un seul chiffre.
- Sous-estimer le besoin de puissance pour de la glace fréquente : à ce niveau de puissance, un usage quotidien de pilage de glace sollicitera davantage le moteur qu'un modèle à 1000W et plus.
- Choisir uniquement sur la couleur sans vérifier que la capacité de 1,5L correspond bien à vos besoins réels de volume.
